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Par Oliver Steuermann Président du Cercle et Hôtelier
Par Oliver Steuermann Président du Cercle et Hôtelier

Quand a été publié le post sur ce qui est appelé, avec un peu de provocation, la « Dévotel» cette hôtellerie vécue comme de la dévotion, un mélange de passion totale et de sacerdoce, il a suscité de nombreuses réactions. Des histoires de neige déblayée à l’aube, de patates épluchées en cuisine, de parents qui ne s’arrêtent jamais, de vies rythmées par les saisons plutôt que par les vacances ont ressurgi dans de nombreux retours en DM


Ce qui ressort de ces échanges, c’est que les mêmes histoires reviennent des deux côtés de la frontière : en France comme en Suisse romande, et même ailleurs chez plusieurs membres du Cercle LC-LE CERCLE DES HÔTELIERS on retrouve les mêmes scènes, les mêmes tensions, et les mêmes interrogations sur l’engagement et la suite. Le sujet n’est donc pas seulement celui des conditions de travail ; c’est aussi un sujet profondément générationnel.


Ce qui a été transmis

Pour beaucoup de familles hôtelières, la génération des parents a posé un cadre simple : l’hôtel d’abord, le reste ensuite. Cette génération a souvent tout donné : temps, énergie, santé, vie familiale, week-ends et vacances, dans une logique où l’engagement ne se discutait pas.

La génération suivante a souvent tenté de structurer davantage ce modèle en professionnalisant la gestion, en pilotant mieux les indicateurs, en parlant financement, CAPEX, repositionnement ou distribution. Mais, au fond, la logique est souvent restée la même : l’hôtel comme projet de vie total.


Après la Génération Y, voici la Gen Z et sa relation au travail...notre avenir ?

La Gen Z est souvent caricaturée comme une génération qui ne voudrait plus travailler ou qui refuserait les contraintes. Les travaux récents racontent une autre histoire : la Gen Z constitue l’un des principaux viviers de talents pour l’hôtellerie, mais avec un rapport au travail différent.


Les études disponibles montrent plusieurs points récurrents :

  • La Gen Z est prête à s’engager, mais pas à n’importe quel prix ; elle attend du sens, des perspectives, de la reconnaissance et un minimum d’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.

  • Elle est attentive à la cohérence entre les discours et la réalité managériale ; un établissement qui affiche des valeurs humaines mais pratique un management brutal perd rapidement sa crédibilité à ses yeux.

  • Elle investit dans ses compétences, mais attend en retour des environnements où l’apprentissage et l’évolution sont réellement possibles.


Pour entendre cette génération parler d’elle-même sans filtre, il peut être utile de regarder ce que produit Tataki, le média de la RTS dédié aux jeunes en Suisse romande. Leurs contenus sur la Gen Z et le travail montrent, avec beaucoup d'humour, que beaucoup de jeunes ne refusent pas l’effort, mais refusent le sacrifice sans sens, le management toxique et les promesses floues encore plus que leurs ainés... tout en évoquant la génération d'après l'Alpha!!!

Ce qui est frappant, c’est que ce que l’on entend en Suisse romande dans les médias, les écoles ou les équipes est très proche de ce qui remonte en France dans les hôtels , les écoles et les réseaux professionnels. Il ne s’agit donc pas d’une spécificité nationale, mais d’une évolution de fond du rapport au travail.

(Pour aller plus loin sur ce point, une émission Tataki sur la Gen Z et le travail peut être recommandée : https://youtu.be/wrYymA0BMKk)


Là où cela bloque : la transmission

Depuis plusieurs années, une phrase revient régulièrement chez les hôtelières et hôteliers indépendants : transmettre à ses enfants, à ses équipes ou à un repreneur est souhaité, mais n’aboutit pas. Ce blocage s’explique en partie par un décalage profond : la génération qui tient aujourd’hui l’actif a souvent construit sa vie sur un modèle d’engagement total, alors que la génération qui arrive ne veut plus payer le prix de ce modèle, même lorsqu’elle trouve le projet hôtelier séduisant.

Les symptômes se ressemblent souvent :


  • Des enfants qui aiment l’hôtel, mais ne veulent pas y laisser leur santé ou leur vie personnelle.

  • Des équipes jeunes qui apprennent, puis repartent quand elles sentent revenir la logique du sacerdoce.

  • Des repreneurs qui perçoivent la valeur de l’actif, mais aussi sa complexité humaine, familiale et organisationnelle.


Sous la question « Qui va reprendre ? », une autre question se cache souvent : est-ce vraiment souhaité de transmettre le même contrat d’engagement que celui qui a été subi ? ou une autre d'ailleurs: Vais je devoir vendre au final ?


Redéfinir l’engagement

Le vrai enjeu n’est sans doute pas de reprocher aux nouvelles générations leur rapport au travail, mais de se demander si l’engagement dans l’hôtellerie peut être redéfini. Cela suppose notamment :


  • De clarifier ce qui doit être transmis : un outil qui épuise, ou un projet dans lequel on peut s’épanouir à 25, 45 ou 65 ans.

  • De revisiter les pratiques managériales, car ce qui a été accepté hier ne sera ni accepté, ni acceptable demain.

  • De mettre à plat les arbitrages patrimoniaux : vendre, garder, co-investir, transmettre en interne, ou préparer une cession, mais sans se raconter que tout se fera tout seul.


Il ne s’agit plus seulement d’horaires, de plannings ou de primes. Il s’agit de projet de vie et de projet de transmission.


Questions à se poser

Plusieurs questions méritent d’être posées franchement :


  • L’engagement dans l’hôtel est-il encore un choix, ou surtout un engrenage dont il devient difficile de sortir ?

  • La transmission à la famille, aux équipes ou à un repreneur est-elle claire, ou est-elle repoussée faute de méthode ?

  • Est-il réellement souhaité que la génération suivante — y compris la Gen Z — vive le même contrat que celui qui a structuré les générations précédentes ?

  • Les choses vont-elles se décider avec le dirigeant, ou sans lui, dans la contrainte et l’urgence ?


Que l’on soit en France ou en Suisse romande, les signaux sont proches : une génération a beaucoup donné, une autre ne veut plus se sacrifier, et entre les deux se joue un enjeu majeur de transmission et de redéfinition du contrat.


Hôtel 360°

Pour sortir du flou autour de l’engagement et de la transmission, il est utile de disposer d’une grille de lecture claire de son hôtel : où en est l’actif dans son cycle de vie, et quelles décisions sont cohérentes à ce stade.


C’est précisément l’objectif du dispositif mis en place grâciseusement par notre Cercle : Hôtel 360° — Comprendre. Décider. Agir.. Dans l’hôtellerie, un actif traverse des cycles ; selon qu’il se situe en phase de démarrage, de croisière, de repositionnement, de pré-cession ou de transmission, les décisions à prendre ne sont pas les mêmes.

PHASE 1 — Le webinaire du 28 avril


Le 28 avril 2026, de 11h30 à 12h30, un webinaire stratégique intitulé Hôtel 360° — Comprendre pour décider est proposé. Son objectif est triple :


  • Donner une grille de lecture 360° du cycle de vie d’un hôtel.

  • Aider à identifier à quel stade se situe l’actif aujourd’hui.

  • Poser les bases des décisions à venir : exploiter, investir, transmettre, vendre, acheter ou se regrouper.


Ce webinaire constitue la première étape du dispositif. Il prépare des rendez-vous individuels organisés les 4, 5 et 6 mai à Paris, afin de passer à l’action sur des situations concrètes.

Ces sessions individuelles ont vocation à :


  • Challenger une situation spécifique, qu’il s’agisse de famille, d’associés, d’équipes, de Gen Z ou de projet de transmission.

  • Mettre à plat plusieurs scénarios possibles : garder, céder, co-investir, transmettre à ses enfants ou à ses équipes.

  • Faire émerger une feuille de route claire, plutôt que de laisser s’installer le flou et la fatigue.


Pour s’inscrire au webinaire du 28 avril et recevoir les détails des rendez-vous des 4, 5 et 6 mai, la page événement du Cercle peut être utilisée : https://www.lecercle-hotels-events.com/event-details/hotel-360-1-er-partie-webinaire


Prendre contact

Une question centrale reste posée : faut-il continuer à espérer qu’un jour la transmission se fera toute seule, ou faut-il consacrer quelques heures, entre le 28 avril et les 4, 5 et 6 mai, à poser les bases de la suite ?

Si ce sujet résonne, la démarche la plus simple est de répondre à la newsletter avec le mot « TRANSMISSION » ou « GEN Z ». Cela permet d’ouvrir un échange direct et de voir quel format a le plus de sens selon la situation de l’hôtel, de la famille, des associés et des équipes.

L’hôtellerie n’a pas besoin d’une génération supplémentaire qui se sacrifie en silence. Elle a besoin de dirigeants qui assument l’envie de transmettre autrement — et qui acceptent d’en parler vraiment.


Alors chère Consoeurs et Confrères Hôteliers

On se lance 


Hôtelièrement Vôtre

Oliver Steuermann Hôtelier et Président du Cercle LC


Sources

·        Post LinkedIn d’Oliver Steuermann sur la « Dévotel» et l’engagement hôtelier : https://fr.linkedin.com/posts/oliver-steuermann-thcc_hôtels-france-suisse-activity-7419261163407982592-LsZx

·        Tataki, média de la RTS dédié aux jeunes romands : https://www.tataki.ch

·        Référence Tataki / Gen Z au travail : https://www.instagram.com/p/C9Mq1y4IYLR/

·        Travail académique sur le pipeline de talents Gen Z pour l’hôtellerie : https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/15332845.2025.2530283

·        Réflexion académique sur l’hôtellerie à l’âge de la Gen Z : https://www.emerald.com/ijchm/article/36/13/118/1225515/Hospitality-in-the-age-of-Gen-Z-a-critical

·        Article suisse romand sur la Gen Z et les normes professionnelles : https://www.tdg.ch/travail-comment-la-gen-z-repense-les-normes-professionnelles-809311376356

·        FER Genève, La génération Z face au monde du travail : https://www.fer-ge.ch/web/fer-ge/w/la-génération-z-face-au-monde-du-travail

·        Page événement Hôtel 360° — Webinaire du 28 avril : https://www.lecercle-hotels-events.com/event-details/hotel-360-1-er-partie-webinaire


Il faut parfois accepter de regarder une réalité en face, même lorsqu’elle dérange.

L’hôtellerie ne traverse pas seulement une crise de recrutement.Elle traverse une crise de projection. Depuis plusieurs années, le même constat revient : pénurie de personnel, désengagement, difficulté à recruter durablement. Comme si le problème était simplement quantitatif.

Il ne l’est pas.


Le problème n’est pas que l’hôtellerie ne trouve plus de candidats. C’est qu’elle ne trouve plus assez de profils prêts à construire.

Et cette nuance change tout.


Un métier du réel dans une époque de l’image

L’hôtellerie a ceci de particulier qu’elle ne triche pas.

On ne construit pas un établissement avec une promesse.On ne fidélise pas une clientèle avec une image.On ne bâtit pas une réputation avec une stratégie seule.


Tout repose sur la constance.

Et c’est précisément ce qui la met en tension avec son époque.

Nous vivons dans un monde où la visibilité peut précéder la compétence,où l’exposition peut donner l’illusion d’une trajectoire,où l’on peut exister sans avoir construit.

Comme l’avait anticipé Andy Warhol, chacun peut aujourd’hui accéder à ses “quinze minutes de célébrité”.


Mais ces quinze minutes ne construisent rien.

Elles montrent👉 elles ne bâtissent pas


Or, l’hôtellerie est un métier où seule la construction compte.


Le vrai sujet : le rapport au temps

Si l’on observe les difficultés du secteur, une constante apparaît.

Ce qui manque n’est pas seulement de la main-d’œuvre.


Ce qui manque, ce sont des trajectoires longues.

Des profils capables de rester, d’apprendre, de progresser, de construire.

Ce modèle suppose une chose devenue rare :


Accepter de ne pas tout obtenir immédiatement.

Nous sommes passés d’une logique de construction à une logique de projection.

Et ce basculement dépasse largement l’hôtellerie.


Salaire : une explication insuffisante

On entend souvent que le problème vient des salaires.

C’est en partie vrai — mais seulement en partie.

En France, le sujet est réel.En Suisse, les salaires sont plus élevés, les conditions souvent meilleures.

Et pourtant :


Les difficultés de recrutement existent des deux côtés.

Ce constat oblige à aller plus loin.

Le salaire rémunère un travail.Mais il ne compense pas toujours un mode de vie.

Car l’hôtellerie implique :

  • une présence forte

  • des horaires décalés

  • une exigence constante

  • une responsabilité continue

👉 et c’est cela qui est aujourd’hui questionné.


Ce que l’on n’ose plus dire : réussir demande encore un effort

Nous avons progressivement vidé certains mots de leur sens.

La réussite en fait partie.

Pendant longtemps, réussir signifiait :tenir, progresser, construire quelque chose qui dure.


Aujourd’hui, elle est souvent associée à :

  • la liberté immédiate

  • l’équilibre

  • l’intensité

Ces aspirations sont légitimes.

Mais elles posent une question fondamentale :

Peut-on construire sans accepter une phase d’effort prolongé ?


L’argent : sortir du malaise

Dans ce débat, il faut aussi rétablir une vérité simple.

l’argent n’est ni sale, ni honteux.

Il est un levier.

Un levier de liberté.Un levier de choix.Un levier d’autonomie.

Dans l’hôtellerie, ceux qui ont construit le savent :


👉 l’indépendance a un prix👉 et ce prix se construit


Mais l’argent ne suffit pas.

👉 il attire👉 mais il ne retient pas toujours


Transmission : le point de rupture

Le signal le plus révélateur reste la transmission.

De nombreux hôtels familiaux ne trouvent plus repreneur.

Ce phénomène ne s’explique pas par un manque d’opportunités.


Ce n’est pas l’entreprise qui est refusée c’est la vie qu’elle implique

Reprendre un hôtel, c’est accepter une forme d’engagement total.

Et ce modèle de vie n’est plus universellement désiré.


Robotisation : réponse logique… mais révélatrice

Face à ces tensions, le secteur s’adapte.

Automatisation. Digitalisation. Réduction des équipes.

Ces évolutions sont nécessaires.

Mais elles traduisent aussi une réalité plus profonde :


lorsqu’un métier devient difficile à incarner, on cherche à le contourner.

La question n’est pas technologique.

Elle est stratégique.

Que reste-t-il de l’hôtellerie lorsque l’on réduit sa dimension humaine ?


Sortir du double mensonge

Le secteur est aujourd’hui pris entre deux illusions.

Le premier mensonge :celui du sacrifice total — devenu intenable.

Le second :celui d’un métier sans contrainte — irréaliste.

La vérité est plus exigeante.

Construire demande de l’engagement mais cet engagement doit devenir soutenable

Réussir demande du temps mais ce temps doit avoir du sens


Mon regard : continuer à construire

Je parle ici en tant que senior, hôtelier, et père.

Je ne crois pas à une vie sans travail.

Pas par obligation.Par cohérence.

Travailler, c’est rester libre.C’est rester utile.C’est continuer à avancer.

Je fais partie de ceux qui continueront de ceux qui, peut être, "finiront sur scène"


Mais je ne crois plus au modèle du sacrifice permanent.

Je crois à autre chose : 👉 un engagement durable👉 une construction assumée👉 une vérité claire


Donc: réhabiliter le temps

L’hôtellerie ne manque pas de talents. Elle manque de lisibilité. Elle manque d’un discours honnête dans la plupart des cas

👉 oui, c’est un métier exigeant👉 oui, il demande du temps👉 oui, il peut offrir liberté et réussite


Mais à une condition :

  • Accepter que cela ne soit pas immédiat

Dans une époque fascinée par l’instant,

  • Ceux qui accepteront encore de construire feront la différence.


Oliver Steuermann

Président du Cercle et Hôtelier


Sources

  1. OCDE – How’s Life? 2024

  2. OCDE – Trends Shaping Education 2025

  3. France Travail – Enquête BMO 2025

  4. HOTREC – Skills and Labour Shortages in Hospitality (2026)

  5. Bpifrance Le Lab – Transmission des entreprises familiales (2023)

  6. OMS / OIT – Long working hours and health (2021)

  7. EHL Hospitality Insights – Hospitality Trends 2026

  8. Serge Guérin



Parler de financement hôtelier en 2026 revient rarement à parler uniquement d’argent.

Pour de nombreux investisseurs et exploitants, le véritable enjeu est ailleurs : accéder, au bon moment, aux bons interlocuteurs.

Dans un environnement marqué par le durcissement des conditions de financement, la volatilité économique et une concurrence accrue sur les actifs de qualité, la capacité à mobiliser rapidement un écosystème fiable devient déterminante.


Un marché sous tension, mais toujours attractif

Le secteur hôtelier continue d’attirer les capitaux, porté par la reprise du tourisme international et l’intérêt croissant pour les actifs tangibles.

Les analyses de cabinets comme CBRE ou JLL confirment la résilience du marché hôtelier européen, malgré un contexte macroéconomique plus incertain.

Cependant, cette attractivité s’accompagne d’une exigence accrue :les projets doivent être mieux structurés, plus rapides à exécuter et plus performants à long terme.


Le vrai frein : la fragmentation des interlocuteurs

Pour un investisseur souhaitant acquérir ou développer un hôtel, le parcours est rarement linéaire.

Il ne s’agit pas simplement de trouver un financement.

Il faut simultanément mobiliser :

• des investisseurs ou partenaires financiers• des architectes et bureaux d’études• des conseils juridiques et fiscaux• des opérateurs ou équipes de management• des partenaires technologiques et fournisseurs

Chacun de ces acteurs évolue dans son propre réseau, avec ses propres contraintes, ses délais et ses priorités.

Dans les faits, cette fragmentation ralentit considérablement les projets et augmente le risque d’erreur.


L’illusion du réseau personnel

La plupart des investisseurs disposent déjà d’un réseau.

Mais ce réseau est souvent incomplet et difficile à activer de manière coordonnée.

Un contact financier ne garantit pas un accès à un opérateur performant.Un bon architecte ne garantit pas des choix technologiques pertinents.Un fournisseur ne s’inscrit pas toujours dans une vision globale du projet.

Cette fragmentation crée des décisions isolées, parfois incohérentes, qui impactent directement la performance future de l’actif.


Le temps et la cohérence : nouvelles variables critiques

L’évolution récente du marché hôtelier met en lumière deux facteurs clés : le temps et la cohérence.

Accélérer un projet de quelques mois peut faire la différence entre sécuriser une opportunité ou la perdre.

Mais au-delà de la vitesse, la cohérence globale du projet devient essentielle :

• positionnement produit• expérience client• choix technologiques• modèle opérationnel

Un mauvais choix à ce stade peut impacter durablement la rentabilité.


Des résultats qui illustrent une évolution du marché

L’émergence de réseaux structurés permet d’observer des dynamiques nouvelles.

Sur les deux dernières années, au sein du Cercle des Hôteliers Indépendants :

• 8 transactions hôtelières ont été réalisées directement entre membres• 24 demandes de financement ont été initiées• près de 50 % ont abouti à un accord

Ces chiffres traduisent une réalité concrète :lorsque les bons acteurs sont réunis dans un même environnement, les projets avancent plus vite et avec plus de cohérence.


L’émergence des cercles de confiance

Face à la complexité croissante des projets, on observe le développement de cercles de confiance.

Ces environnements reposent sur :

• la sélection des membres• la qualité des partenaires• la confidentialité des échanges

Mais au-delà de leur structure, ces cercles reposent sur un élément fondamental : la logique collective.


La force du collectif sur l’individuel

Dans de nombreux environnements professionnels, la mise en avant individuelle reste dominante.

Certaines approches reposent sur la visibilité de personnalités ou d’experts, qui développent leur notoriété pour valoriser leur structure et attirer des opportunités.

Cette logique a sa place dans l’écosystème.

Mais dans un secteur aussi complexe que l’hôtellerie, elle montre rapidement ses limites.

Un projet hôtelier ne repose pas sur une seule expertise ni sur une seule personne.

Il nécessite la coordination de multiples acteurs, souvent dans des délais courts et avec des enjeux financiers importants.

Dans ce contexte, la performance ne dépend pas de la visibilité, mais de l’efficacité collective.

Les cercles les plus structurés privilégient une dynamique différente :

• l’accès équitable aux opportunités• la circulation fluide de l’information• la qualité des mises en relation• la confidentialité des échanges

Au sein de ces environnements, chaque membre — propriétaire ou investisseur — bénéficie du collectif sans avoir à se mettre en avant individuellement.

Ce modèle permet d’accéder à des partenaires strictement sélectionnés, dans un cadre sécurisé, où la valeur repose sur la qualité des interactions plutôt que sur l’exposition.

Mettre en avant une personnalité ne signifie pas mettre en avant un écosystème.

À l’inverse, un collectif structuré permet de générer des opportunités que des approches individualisées ne peuvent pas produire.


Du réseau à l’écosystème intégré

La transformation la plus significative réside dans le passage du “réseau” à “l’écosystème”.

Il ne s’agit plus simplement de connecter des individus, mais de structurer un environnement où :

• les investisseurs sont identifiés• les experts métiers sont qualifiés• les partenaires d’exploitation sont pertinents• les solutions technologiques sont adaptées


Le rôle stratégique de la technologie

Les choix technologiques ne sont plus secondaires.

Distribution, revenue management, CRM, outils opérationnels :ces décisions structurent directement la performance d’un hôtel.

Un écosystème structuré permet d’intégrer ces choix dès l’amont, en lien avec le positionnement du projet.


Le rôle central du conseil

Dans ce cadre, le conseil prend une dimension nouvelle.

Il ne s’agit plus d’une intervention ponctuelle, mais d’un accompagnement transversal.

Structuration financière, positionnement stratégique, choix opérationnels et technologiques :la valeur réside dans la capacité à orchestrer l’ensemble de ces dimensions.


Un avantage compétitif décisif

Dans un marché plus rapide et plus exigeant, les projets qui aboutissent sont ceux qui bénéficient :

• d’un accès immédiat aux bons interlocuteurs• d’une coordination efficace des acteurs• d’une cohérence globale du projet• d’un environnement de confiance• d’une dynamique collective forte

Dans ce contexte, les cercles structurés deviennent un levier stratégique.


Conclusion

En 2026, réussir un projet hôtelier ne dépend plus uniquement de la qualité de l’actif ou du niveau de capital.

Cela dépend de la capacité à activer, rapidement et de manière sécurisée, un ensemble d’acteurs complémentaires — financiers, opérationnels et technologiques — au sein d’un collectif cohérent.


Plus que jamais, la question n’est pas :“avez-vous les ressources ?”

Mais :“êtes-vous déjà au cœur du bon collectif ?”


Oliver Steuermann

Président du Cercle et Hôtelier investisseur propriétaire

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